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Vivre le Carême de Partage 2020

Découvrir Je fais un don pour Haïti

Justice climatique pour Haïti et notre maison commune !

Le Carême est un temps de conversion avant d’entrer dans la joie de Pâques. La conversion à l’espérance de Pâques, c’est aussi entamer un chemin dans un monde qui nous appelle au changement pour protéger notre maison commune : changer nos modes de vie, de production, de consommation pour surmonter les défis écologiques et humains qui sont devant nous. Nos modes de vie très énergivores épuisent les ressources de la planète et affectent le climat. Et le climat à son tour affecte les récoltes des communautés paysannes et affament des millions de gens. Faisons confiance à l’appel du Christ et répondons par l’urgence de bâtir une solidarité internationale. « Nous avons besoin d’une conversion qui nous unisse tous » écrit le pape François dans Laudato Si’ (§ 13).

Le Carême de partage sera pour les communautés chrétiennes l’occasion de se mobiliser cette année aux côtés du peuple haïtien qui compte parmi les premières victimes du changement climatique. Nous voulons nous associer aux nombreuses voix qui, de par le monde, réclament la justice climatique. Osons ensemble remettre en cause les structures injustes qui appauvrissent et enchaînent. Aux côtés de nos partenaires haïtiens, mobilisons-nous : pas de justice climatique possible sans justice sociale, commerciale, fiscale… sans justice tout court !

Protégeons les victimes des changements climatiques. Défendons les droits de celles et ceux qui nous nourrissent. Dénonçons l’impunité des multinationales. Nous vous invitons durant la campagne de Carême de partage à signer et à faire signer dans vos communautés nos revendications sur l’affiche-pétition.

Marchons vers Pâques sur ce chemin de solidarité. Participer aux collectes de Carême, c’est faire de son don un signe de partage avec toute l’humanité. Transformons la clameur de nos partenaires haïtiens en espérance. Car à l’Haïti qui souffre répond l’Haïti qui résiste. Bon et fécond Carême.

Portrait d'Axelle Fischer
Axelle Fischer

Secrétaire générale

Une paysanne de l'association Tet Kolé
Haïti : plus d’1 Haïtien sur 3 a besoin d’une aide alimentaire d’urgence.

Édito | Haïti, Belgique : même combat pour le climat !

Depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010, Haïti s‘enfonce dans une grave crise politique et sociale. Et les effets du réchauffement climatique mondial menacent désormais la sécurité alimentaire et la survie d‘une grande partie de la population. Un nouveau cri, alors, chez les partenaires haïtiens d‘Entraide et Fraternité : justice climatique !

Haïti fait partie des pays les plus affectés au monde par les effets du réchauffement climatique (cyclones, ouragans, sécheresses, inondations, etc.). L‘indice mondial des risques climatiques le classait en 2016 dans le top 3 des pays les plus touchés. Et ces événements naturels extrêmes, qui s’accélèrent et s‘intensifient, engendrent des dégâts matériels, naturels, financiers et humains de plus en plus considérables. Rappelons-nous de l’ouragan Matthew en 2016 qui avait fait plus de 800 victimes, causé des dégâts estimés à près de 2 milliards de dollars et laissé 1,4 million d‘habitants en situation d‘insécurité alimentaire.

Il y a une double injustice à cette situation. La première est qu‘Haïti fait partie des pays du globe les moins émetteurs de gaz à effet de serre. Il n‘est donc pas responsable du réchauffement climatique, bien qu‘il en subisse les plus graves conséquences, telles que la destruction des habitations, la disparition des terres arables et la diminution drastique des rendements agricoles. Actuellement, près de six millions d‘Haïtiens vivent sous le seuil de pauvreté et plus d‘un Haïtien sur trois a besoin d‘une aide alimentaire d‘urgence.

La deuxième réside dans le fait que les effets du réchauffement climatique impactent les franges de la population les plus vulnérables que sont les paysans et les paysannes, les habitants des campagnes, les femmes, les enfants, les sans-abri et les habitants des bidonvilles. En effet, parce qu‘elles n‘ont pas les moyens de vivre dans des habitations suffisamment solides, qu‘elles ne bénéficient pas d‘infrastructures qui leur permettraient de faire face à ces catastrophes, et qu‘elles sont abandonnées par l‘État haïtien et la communauté internationale, ces communautés voient ces événements climatiques extrêmes les fragiliser et les appauvrir chaque fois davantage. Aujourd‘hui, plus de 90 % de la population haïtienne est considérée comme gravement exposée aux aléas naturels.

Il existe un cercle vicieux entre pauvreté et vulnérabilité (sociale, économique et climatique). Aussi, ne nous trompons pas de combat. Ce n‘est pas le climat qu‘il faut changer, mais les politiques économiques et sociales inspirées de l‘idéologie capitaliste néolibérale qui détruisent l‘environnement, la terre et les êtres humains. Pas de justice climatique possible sans justice sociale, commerciale, fiscale… sans justice tout court !

Cette année, Entraide et Fraternité se tient aux côtés de ses partenaires haïtiens pour défendre l‘agriculture familiale et l‘agroécologie qui régénèrent les sols et les écosystèmes, protègent les droits des paysans et renforcent la souveraineté alimentaire du pays. Et nous vous invitons, à nos côtés, à les soutenir ! Mais aussi, à vous engager pour la défense de « notre maison commune », pour le climat, pour une transition démocratique juste et durable, en Haïti comme chez nous, et pour un monde qui tourne plus JUSTE !

Six partenaires unis pour défendre l’environnement

et l’agriculture paysanne familiale haïtienne

Entraide et Fraternité, avec six associations locales, met en œuvre un ambitieux programme d’appui aux paysans haïtiens. Son objectif ? Assurer la souveraineté alimentaire et améliorer les conditions de vie de 1.585 familles paysannes.

Ces familles sont membres d’une des 21 organisations paysannes locales soutenues par nos six partenaires haïtiens et vivent dans les zones reculées et délaissées du pays, surnommées tristement par l’État « le pays en dehors ». Pour atteindre son objectif, le programme vise 3 résultats complémentaires :

  1. la maîtrise par les familles bénéficiant du programme des techniques de production agroécologiques. L’agroé- cologie est capitale afin notamment de renforcer la rési- lience des exploitations agricoles face aux effets du chan- gement climatique (Haïti est le 4 e pays au monde le plus vulnérable) et de résoudre la dépendance des paysans aux intrants coûteux (engrais chimiques et pesticides).
  2. la diversification des revenus des familles grâce à la relance de l’élevage et la mise en place de petites entre- prises sociales et solidaires de transformation de produits agricoles (cassaverie, confitures, mamba…). Cette diversification des revenus permet de renforcer davantage la résilience des paysans.
  3. l’obtention de politiques publiques favorables à une agriculture écologique qui assure la souveraineté alimentaire de tous. C’est une véritable lutte dans un pays où l’État soutient et favorise l’agrobusiness à grande échelle (implantation de zones franches sur les terres agricoles, promotion de l’extractivisme et du tourisme de luxe…). De multiples initiatives de plaidoyer (Cahier de revendications paysannes, campagne sur le droit à la terre…) sont menées afin de faire changer de cap les autorités.

PAPDA

La PAPDA (Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif) est spécialisée en plaidoyer et production agricole.

ICKL

L’ICKL (Institut culturel Karl Levêque) est un centre de réflexion et de formation qui se concentre sur l’éducation populaire et l’économie sociale.

SAKS

La SAKS (Société d’animation et de communication sociale) utilise la radio communautaire comme outil d’éducation et de mobilisation populaires.

Tèt Kole

Tèt Kole Ti Peyizen Ayisyen est un mouvement national de paysans chargé d’organiser les revendications des petits paysans et de les aider pour leur production agricole.

SOFA

SOFA (Solidarité femmes haïtiennes) est une association de promotion et de défense des droits des femmes paysannes.

GAFE

GAFE (Groupe d’action francophone pour l’environnement) milite pour le développement local et l’éducation relative à l’environnement en Haïti.

carte d'Haïti et photo d'une laiterie
Laiterie pour diversifier les revenus

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Collectes

Temps forts incontournables de ce grand mouvement de solidarité d’Église, les collectes du Carême de partage ont lieu dans les paroisses les 4e et 6e dimanches du Carême.

21-22 mars & 4-5 avril
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